Le Parc occupe provisoirement la première place du classement, mais une défaite face à XL pourrait fortement entamer l'objectif d'une montée. Autant dire que l'enjeu du match est de taille.
 
C'est d'ailleurs le sujet qui fait débat sur les bords du terrain au sein des mamans du Parc: est-ce que la taille compte ? 
 
Voilà une question un peu perturbante que nos papas s'apprêtent à esquiver habilement lorsque les regards se posent sur l'équipe de la verte commune d'Ixelles. 

Le Parc occupe provisoirement la première place du classement, mais une défaite face à XL pourrait fortement entamer l'objectif d'une montée. Autant dire que l'enjeu du match est de taille.
 
C'est d'ailleurs le sujet qui fait débat sur les bords du terrain au sein des mamans du Parc: est-ce que la taille compte ? 
 
Voilà une question un peu perturbante que nos papas s'apprêtent à esquiver habilement lorsque les regards se posent sur l'équipe de la verte commune d'Ixelles. 
 
S'il est difficile de déterminer quel joueur a été élevé au bio, il est plus évident de pointer les enfants nés dans les choux de Monsanto. 
 
Balle au centre.
 
Le match démarre en taille médium dès les premières secondes. Le Parc n'est pas tout à fait sorti de sa cabine d'essayage et après quelques minutes seulement, deux attaquants isolés dans notre zone de shopping décident de repartir avec un goal en promotion. C'est cadeau ! 
 
1-0.
 
Pas de panique. Il n'y a pas encore de quoi proposer des Rolex à l'équipe ennemie. D'ailleurs, il n'y pas d'ennemis au hockey, seulement des adversaires. 
 
La suite de la mi-temps ressemble à un réveillon de Noël en famille devant la télévision, à regarder Holliday on Ice ! Nous restons la bouche béante d'admiration devant les acrobaties tentées par les joueurs du Parc pour rester debout sur ce terrain qui semble avoir été conçu pour le hockey sur glace. 
 
Nous commentons avec bonne humeur les duettistes qui tentent le grand écart, les pirouettes de l'un et le lancer aérien du stick d'un autre. Nous en venons à évoquer la mise en place d'une équipe de majorettes pour soutenir l'équipe lors de nos prochains matches. 
 
Mais, à force de laver leurs chandails bicolores sur le gazon, nos boys commencent sérieusement à détricoter les mailles de la structure. Ils n'y a pas que le textile qui morfle, les nerfs commencent à s'effilocher également. En face, Ixelles se comporte comme une balle de lavage dans un hublot en rebondissant d'un côté à l'aube du terrain. Ils enclenchent sans tarder le programme express pour nous rincer une deuxième fois. 
 
2-0
 
Joueurs et parents du Parc voient les couleurs du moral déteindre au noir. Le temps s'écoule inexorablement dans le sablier de notre angoisse.
 
De son côté, Patrice ressemble à un House Guard devant sa guérite. Imperturbable et maitre du temps. Quand les troupes en débâcle reviennent au bercail pendant la pause, le coach remet les pendules à l'heure. Nous avons le temps !
 
Ce qui se dit dans la guérite reste dans la guérite... mais force est de constater que depuis le salon VIP où nous buvons un café nous observons le match qui redémarre sur une action du Parc, une action de classe mondiale ! 
 
Quoi ? Si les commentateurs de foot ont le droit de qualifier le premier contrôle réussi de Lukaku à la 87', de "classe mondiale", il n'y a pas de raison que nous ne puissions pas faire usage de cette expression. 
 
Une action de classe mondiale donc, qui permet à nos boys d'inscrire leur premier but. Explosion de joie sur le bord du terrain.
 
2-1. On y croit, on y croit ! 
 
A côté d'une équipe de parents du Parc qui y croit, le chaudron des Rouches ou la tribune des ultras Mauves c'est juste... c'est juste... on s'en foot complètement ! Parce qu'ici c'est un match de hockey et que personne ne hue personne. Tout le monde encourage son monde. Mention très bien à la chorale parentale du Parc qui s'accorde parfaitement au ton de la deuxième mi-temps, en mode majeur.
 
Les gais pinsons d'Ixelles déchantent à mesure que le Parc s'enchante. Petit à petit, nos oiseaux font leur nid près de la cage adverse et finissent par y pondre un oeuf !
 
2-2. 
 
Les petits frères et les petites soeurs se sautent dans les bras. Les papas font du vélo sans les mains. Les mamans font des squats sans les jambes. 
 
Encore un, encore un ! 
 
Dans l'euphorie, on en oublierait presque ceux d'en face qui se rappellent à notre bon souvenir en manquant de nous tailler un costard. Heureusement, ils boutonnent midi avec quatorze heure et la balle passe à côté. Le Parc remonte ses manches jusqu'au singlet pour ne pas prendre une veste si près du retour au dressing....
 
Coup de sifflet final ! 
 
Yes ! Nous avons tout gagné de n'avoir pas tout perdu.